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<title>Laurent alankin - poemes</title>
<description>Le Blog artistique de Laurent Four</description>
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<title>Souvenir d'un rêve prégnant</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/05/18/souvenir-d-un-reve-pregnant.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Thu, 18 May 2006 15:10:00 +0200</pubDate>
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Extrait de Pour suites et Charmes sans fin&lt;br /&gt;Chronologie des travaux de recherche poétique 1998&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23 janvier 1998, minuit 5.&lt;br /&gt;Terre Spirituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si j’avais couru pendant longtemps,&lt;br /&gt;Que j’avais dépassé mon corps,&lt;br /&gt;Outrepassé les droits de ma colonne&lt;br /&gt;A conserver son privilège verticale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je courais de tous mes membres.&lt;br /&gt;Mes mains, mes pieds, mes mains,&lt;br /&gt;Et mes cuisses tendues à faire mal.&lt;br /&gt;Toutes mes articulations craquent dans l’air pâle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis, je deviens, je reviens au fauve,&lt;br /&gt;A l’animal porté, heureux dans le mouvement.&lt;br /&gt;Que je chasse ou m’abuse ou me consterne&lt;br /&gt;A force de contentement morbide ne&lt;br /&gt;M’importe plus, je cours. A chaque foulée&lt;br /&gt;Je deviens immortel et repousse le sol&lt;br /&gt;Et me sens si humain car chaque pas me porte,&lt;br /&gt;Et toutes les portes s’ouvrent,&lt;br /&gt;Ou toutes les herbes plient.&lt;br /&gt;La gueule ouverte, je ne peux plus m’arrêter.&lt;br /&gt;Je parcours le pays sage de mes ancêtres,&lt;br /&gt;Je ronfle et grogne à l’odeur des présences,&lt;br /&gt;Ce que je suis devient terre,&lt;br /&gt;Mon cœur devient rythme&lt;br /&gt;Mon souffle devient chant,&lt;br /&gt;Et j’ai devant moi l’univers tout entier&lt;br /&gt;Que je traverse en pleurant de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>Mayday-re</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/05/17/mayday-re.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Wed, 17 May 2006 18:45:00 +0200</pubDate>
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Extrait de Affaires de Sens&lt;br /&gt;Chronologie des travaux de recherche poétique 2001&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part en 2001&lt;br /&gt;à Maïdi G.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mayday-re&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins j’ai tes yeux pour me réapprendre à aimer&lt;br /&gt;Même si je n’ai plus toute ma si jolie tête&lt;br /&gt;D’alouette perchée.&lt;br /&gt;Dis-moi mes songes et mes rivières perdues&lt;br /&gt;Comptes moi les heures où mon sourire s’est tu.&lt;br /&gt;J’ai tes mains pour consoler ma joue&lt;br /&gt;Réapprendre à vivre et sauter à mon cou.&lt;br /&gt;Dis-moi tes songes perdus et le goût de tes hanches&lt;br /&gt;Inutiles.&lt;br /&gt;Au moins j’ai tout cela dans ma tête&lt;br /&gt;Tes yeux, tes seins, tes hanches,&lt;br /&gt;Quand je t’écris de mes trop longues nuits blanches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>Petite souris - 2002</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/05/17/petite-souris-2002.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Wed, 17 May 2006 18:40:00 +0200</pubDate>
<description>
Extrait de &quot;Sans Emploi&quot;&lt;br /&gt;Chronologie des travaux de recherche poétique 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part en 2002&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ma gorge les larmes&lt;br /&gt;Laisser remonter&lt;br /&gt;Pour ne pas suffoquer.&lt;br /&gt;De mon ventre les spasmes&lt;br /&gt;Garder dénoués&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas tendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mes cuisses le charme intact, inviolé,&lt;br /&gt;Peau ferme, tout juste frôlée.&lt;br /&gt;Dans ma gorge, mon ventre, mes cuisses&lt;br /&gt;La promesse de toute ma vie de femme&lt;br /&gt;Qu’on va déchirer pour trois billets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, avec ça, on s’achète une pizza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, ma vie est à ce prix.&lt;br /&gt;Alors pas de remords, que des sourires&lt;br /&gt;Il paraît que là-bas, les petites filles grandissent&lt;br /&gt;Pour moi, les jours me rapetissent&lt;br /&gt;Petite souris trop visible sous les hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas rendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne plus avoir de gorge, de ventre ou de cuisse&lt;br /&gt;Me sentir coupable, de les provoquer&lt;br /&gt;Autrefois, je pleurais pour rien&lt;br /&gt;Maintenant je pleure, pour quelque chose&lt;br /&gt;Je pleure ma jeunesse coupée, mon innocence brûlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je regarde un homme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant je sais comment lui plaire, je sais d’avance ce qui va le faire bander. Ça peut paraître cruel mais je sais ce qui va lui faire cracher ses billets. Parfois je pleure juste pour lui faire plaisir. Il ou Il ou Il quelle importance. Plus ils sont gros plus ils pensent avoir du pouvoir. Et leur sexe, petit machin si difficile à durcir, qui parle si mal à se tirer la langue, puis se retire dans les replis de sa pauvre peau blanche, de l’absence du soleil de son pays. Il doit y avoir si peu de soleil dans ces pays, et si peu d’enfants, qu’ils viennent rosir ici, partout, sauf sur le sexe. Cette pauvre petite chose molle qui va se cacher une fois son méfait accompli. Comme un serpent agressif, incontrôlable, qui cracherait son venin puis redeviendrait couleuvre, pour s’enfuir vite fait. Donne-moi de l’argent. Parle, donne-moi toutes les excuses du monde. Parle-moi d’éducation, mais donne-moi de l’argent, que j’en rigole avec mes amis, après toi. Le blanc m’a dit que je n’étais pas comme les autres boutiques mon cul, qu’il m’emmènerait bien dans son pays pour devenir un vrai papa pour moi. Mais son pays ne comprend rien à l’éducation des enfants et nous serions hors-la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je sais bien ce que les papas font aux vilains enfants comme moi. Ils ouvrent leur ventre pour regarder à l’intérieur. Une fois l’inspection terminée, leur petit sexe flasque retombe, sans voix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, nous sommes tous des enfants-rois, notre royaume a juste été conquis, mais partout notre couronne scintille et appelle les papas-rois. Parle, donne-moi de l’argent. C’est tellement facile de savoir ce qu’ils veulent. Pleurer, supplier, c’est faire semblant d’exister. Pas de remords, que des sourires &lt;br /&gt;pour la petite souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>Pourquoi y revenir sans cesse...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Tue, 09 May 2006 12:20:00 +0200</pubDate>
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Il est peut être temps que je vous explique pour quelle raison j'avance , le regard irrésistiblement porté en arrière.&lt;br /&gt;Que ce soit mon expérience africaine, le lycée Duruy à Paris, où toutes les personnes qui ont croisé ma route, je reste toujours un peu mélancolique, visitant mes souvenirs comme d'autres revisitent un endroit qu'ils affectionnent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour cela que je vous livre le travail poétique rassemblé au cours de ces années. Aussi parce que je n'écris plus de poèmes à propos des gens que je rencontre. Peut être parce qu'il y a une forme d'exploitation des sensations que ces personnes ont fait naître qui me gêne désormais. Cette manière de sanctifier par la prose, une personne, une relation, fait pour le moment partie d'un passé que je me plais à feuilleter, sous votre regard bienveilant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croiserez au fil de ces pages, les échos des femmes que j'ai croisé, des couples qui m'ont touché, des amis ou professeurs qui m'ont marqué.&lt;br /&gt;Mais au centre de ce tourbillon de souvenirs, il y aura toujours celle qui...&lt;br /&gt;Celle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout me ramène à Laetitia pardonnez moi. Toujours. Depuis plus de dix ans pas un jour ne se passe sans la vibration de son absence. Je sais. Je vous ai parfois perdu à cause de cette obsession. Autant être honnète avec vous. Je ne m'en suis jamais remis. Je fais partie de ces hommes qui ont oublié de récupérer leur coeur au moment où tout s'est terminé. Cela ne m'a pas empêché de vivre de jolies histoires et d'être sincère. Mais voyez vous, notre histoire était écrite dans les étoiles et je me suis cassé la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est depuis 10 ans heureuse, mariée avec un garçon sans reproche, mère et probablement comblée. Ou non. Mais peu importe puisque je ne l'ai pas revu depuis si longtemps. Car seule subsiste cette infatuation à son fantôme. Ne vous méprenez pas, je réalise l'idiotie de mon penchant, mais tous les efforts pour reconstruire une autre vie ont échoués. Pas même à cause d'elle, juste à cause de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous comprendrez que je me méfie désormais de la célébration amoureuse dans la poésie.&lt;br /&gt;Et pourtant, je vais aller creuser dans ces textes, je vais plonger entre ces lignes pour y retrouver comme une incantation et prier pour la retrouver, le temps d'une minute ou d'une heure, pour lui demander qu'elle me libère enfin. Je pense avoir suffisament payé mes erreurs, certains d'entre vous peuvent témoigner que je ne suis pas un mauvais bougre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'attends d'elle que son accord pour lever le charme qui m'enchaîne car je n'y suis pas arrivé seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'appelle Laurent Four&lt;br /&gt;J'écris sous le nom d'Alankin et&lt;br /&gt;je ne dois plus avoir honte de crier que&lt;br /&gt;j'aime Laetitia Bénabid &lt;br /&gt;et que je l'ai perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent
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<title>TON VISAGE...</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/04/28/ton-visage.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2006 11:40:00 +0200</pubDate>
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Extrait de POUR SUITES ET CHARMES SANS FIN&lt;br /&gt;Chronologie des Travaux de recherche 1998&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17 février 1998, 23h53.&lt;br /&gt;à Laëtitia Benabid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton visage comme une chanson fringante,&lt;br /&gt;Un cil, deux cils, trois cils, clin d’œil&lt;br /&gt;Et la vie reprend ses aises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que tu es belle lorsque je t’imagine&lt;br /&gt;Sourire à l’autre bout d’un fil, deux fils,&lt;br /&gt;Trois fils, même si tu ne m’écoutes pas vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir je m’en irai rêver du soupir de nos mains&lt;br /&gt;Ensembles, de nos voix qui se mélangent&lt;br /&gt;Et du soleil que je lirai dans tes yeux&lt;br /&gt;Le soir où tu voudras bien m’épouser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent
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<title>à laetitia Bénabid</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/04/27/a-laetitia-benabid.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Thu, 27 Apr 2006 14:20:00 +0200</pubDate>
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Extrait de Regard Caméra&lt;br /&gt;Chronologie des travaux de recherche poétique 2000&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi 14 février 2000. Minuit 20.&lt;br /&gt;à Läetitia Bénabid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je nous ai menti&lt;br /&gt;Si j’ai laissé parler les mauvaises langues,&lt;br /&gt;Si je nous ai trahi&lt;br /&gt;Si bien que je n’en n’ai rien su moi-même,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te demande comme une prière &lt;br /&gt;De m’accorder ton pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne nous ai pas fait rire&lt;br /&gt;Tout juste assez sourire pour un si grand amour.&lt;br /&gt;Pour un amour perdu&lt;br /&gt;J’en trouve dix que je laisse aux mendiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un genou à terre, je dépose mon cœur&lt;br /&gt;Comme une prière pour que le sol palpite&lt;br /&gt;Au lieu de ma poitrine.&lt;br /&gt;Mon genou au sol, puis me taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>PAROLE D'HOMME</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 10:43:34 +0200</pubDate>
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Murmures et Fracas (1994-1995)&lt;br /&gt;Extrait du Mouvement Secondé (Poésie Urbaine)&lt;br /&gt;de la Période Préliminaire (Parole d'homme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;080. PAROLE D'HOMME. II.95&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton ventre rond&lt;br /&gt;Ton ventre rond et ta main qui&lt;br /&gt;N'ose pas s'éprendre&lt;br /&gt;Extrémité indécise.&lt;br /&gt;Adieu le bruit, les meubles déplacés&lt;br /&gt;Je suis un peu de toi maintenant&lt;br /&gt;N'est-ce pas.&lt;br /&gt;J'aime bien le soir depuis&lt;br /&gt;Que tu es là,&lt;br /&gt;Je m'endors en pensant que nous deux&lt;br /&gt;Nous partageons le même lit.&lt;br /&gt;Ton ventre rond&lt;br /&gt;Et ton nombril un peu gonflé&lt;br /&gt;D'importance tout à coup.&lt;br /&gt;Je suis heureux&lt;br /&gt;Maintenu dans ta vie&lt;br /&gt;Par un lien invisible&lt;br /&gt;Que je veux protéger,&lt;br /&gt;Je sais&lt;br /&gt;Tu veux que je me taise&lt;br /&gt;Pour l'écouter chanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>LE BRANCARDIER</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/04/18/le-brancardier.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 10:42:21 +0200</pubDate>
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Murmures et Fracas (1994-1995)&lt;br /&gt;Extrait du Mouvement Secondé (Poésie Urbaine)&lt;br /&gt;de la Période Préliminaire (Parole d'homme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;076. LE BRANCARDIER. II.95&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Je suis le brancardier d'un hôpital de fous&quot;&lt;br /&gt;Je suis sûr que vous me reconnaissez&lt;br /&gt;Je suis muni d'une planche et d'un coéquipier&lt;br /&gt;A la question &quot;Cela vous atteint-il ?&quot;&lt;br /&gt;Je ne répondrai pas&lt;br /&gt;Ceci est mon secret.&lt;br /&gt;Je suis le brancardier d'un hôpital de fous&lt;br /&gt;Je n'ouvre jamais la marche&lt;br /&gt;Parce que je suis supersticieux&lt;br /&gt;Tout mon travail consiste à décider&lt;br /&gt;De quel côté sera le convoyé.&lt;br /&gt;Dans trois cas sur quatre&lt;br /&gt;Il me fait face&lt;br /&gt;Et ses yeux me font mal,&lt;br /&gt;C'est pourquoi quand le cas se présente&lt;br /&gt;Je suis heureux de voir ses pieds&lt;br /&gt;Ouvrir la marche à mon coéquipier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'ai fini mon service&lt;br /&gt;Je ne suis plus le brancardier&lt;br /&gt;D'un hôpital de fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rends visite à ma fille qui est bien jolie&lt;br /&gt;Et pendant que je la câline je regarde passer&lt;br /&gt;Les brancardiers de son hôpital de fées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>POÉSIE URBAINE</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/04/18/poesie-urbaine.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 10:40:17 +0200</pubDate>
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Murmures et Fracas (1994-1995)&lt;br /&gt;Extrait du Mouvement Secondé (Poésie Urbaine)&lt;br /&gt;de la Période Préliminaire (Parole d'homme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;075. POÉSIE URBAINE. II.95&lt;br /&gt;à Marie de Closmadeuc et Guillaume de Castet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup&lt;br /&gt;Dans la rue se soulève&lt;br /&gt;Un air qui accompagne la lumière&lt;br /&gt;Et prend ma main&lt;br /&gt;Effleure mon visage et&lt;br /&gt;Rafraîchit mes tempes&lt;br /&gt;Je suis porté par un frais&lt;br /&gt;Un frêle courant d'air&lt;br /&gt;D'un trottoir à l'autre&lt;br /&gt;D'un sourire à une mine&lt;br /&gt;Et le temps ouvre mon coeur&lt;br /&gt;Mon coeur troué&lt;br /&gt;Qui siffle et joue enfin&lt;br /&gt;Un petit air endimanché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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<title>CELLE QUI VA DROIT AU COEUR</title>
<link>http://alankin.blogspirit.com/archive/2006/04/18/celle-qui-va-droit-au-coeur.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Alankin)</author>
<category>Poèmes</category>
<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 10:38:38 +0200</pubDate>
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Murmures et Fracas (1994-1995)&lt;br /&gt;Extrait du Mouvement Secondé (Poésie Urbaine)&lt;br /&gt;de la Période Préliminaire (Parole d'homme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;067. CELLE QUI VA DROIT AU COEUR. I.95&lt;br /&gt;à Laetitia B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de la chaussée&lt;br /&gt;Ta silhouette se profile&lt;br /&gt;Ombre passagère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour s'assomme&lt;br /&gt;De ses bruits du jour&lt;br /&gt;Puis fait place au soir&lt;br /&gt;Amoureux du noir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques secondes&lt;br /&gt;Encore et je serai à toi&lt;br /&gt;Rire de ton sourire,&lt;br /&gt;Prévenant et maladroit,&lt;br /&gt;Tonitruant imbécile&lt;br /&gt;Q'un rien démonte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rester immobile surtout&lt;br /&gt;Pour se fondre dans le mouvement&lt;br /&gt;Parasitaire qui nous sépare,&lt;br /&gt;Et décaler l'instant&lt;br /&gt;D'un pas ou deux,&lt;br /&gt;Avant de me retrouver&lt;br /&gt;Dans tes yeux pleins de surprise&lt;br /&gt;Tout pleins de cet amour&lt;br /&gt;Qui se dévoile enfin&lt;br /&gt;Fugitif et troublant,&lt;br /&gt;Avant de disparaître&lt;br /&gt;Derrière le masque de la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop-plein d'odeurs en moi&lt;br /&gt;Qui se révèlent,&lt;br /&gt;Rappels inattendus de paysages&lt;br /&gt;De chair et de larmes&lt;br /&gt;Bientôt dérobés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste sur le sol une trace&lt;br /&gt;Volatile de nos pas&lt;br /&gt;Emportée par nos songes&lt;br /&gt;Et nos deux corps serrés&lt;br /&gt;Qui se laissent deviner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Alankin
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