18.04.2006
PERLE NOIRE
Murmures et Fracas (1994-1995)
Extrait du Premier Mouvement (Pauses poétiques)
de la Période Préliminaire (Parole d'homme)
051. PERLE NOIRE. XII.94
à Laetitia B.
Un peu de tendresse
Liée à mes poignets
Par tes sortilèges.
Sur les draps bleus
Ta peau s'accorde
En silence
A mes caresses.
Je distingue
Dans la pénombre
Le plaisir qui se cache
Au coin de tes yeux
Tes soupirs me bercent
Je vais me blottir
Contre tes hanches
Et m'endormir
Dans la lueur d'un souffle.
Laurent Alankin
10:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poèmes
14.04.2006
Aventure en 6 mouvements
Retour sur un travail mis de côté pendant sept ans.

Quand une aventure désastreuse mais enivrante vécue personnellement permet à votre double artiste de s'exprimer et de livrer un mélange d'intimité et de reconstruction du réel.
C'est aussi la raison de ce pseudo pseudonyme, établir la distance entre ce qui arrive à Four et ce qu'Alankin en fait.
Le Texte
J'ai passé presque 15 ans à utiliser l'écriture automatique, proche du mouvement artisitique surrexpressioniste dont je vous parlerais bientôt. Aux limites du sommeil, quand les barrières mentales tombent, les mots se livrent plus facilement. Le travail ne consiste alors qu'à lever le voile sur ce qui pré-existe. Le lendemain ou le sur lendemain, un retour sur le texte permet de rétablir le rythme ou de changer un ou deux mots. Mais l'essentiel de ce que j'ai écrit pendant ces années n'a pas fait l'objet de longues heures de modifications. Ces écrits entrent dans le cadre d'un travail global que je pourrais qualifier "d'oeuvres faillibles", même si la lutte contre la perfection peut parfois être douloureuse.
Les Photos
Séance improvisée pendant la relation avec la destinataire de ces poèmes.
Histoire de brouiller les cartes sur la distance entre réel et mise en scène. Quand la photo rencontre le texte, la mise en page devient manipulation. Est-ce qu'elle trahit le texte, est-ce qu'elle transfigure la relation ? A vous de ressentir...





10:15 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
11.04.2006
Fiona Apple aux Folies Bergères
Hier soir Delphine et moi avons assisté au concert de Fiona Apple aux Folies Bergères. L'occasion de vérifier que la belle avait autant de voix que sur son merveilleux "Extraordinary Machine".
La Rainette a pu laisser libre court à son talent en obtenant des clichés en équilibre sur un pied pendant que ses voisines (celle de droite en fait) soufflaient très fort parce quand même à un concert, prendre des photos et chanter en même temps que la chanteuse, ça ne se fait pas ma chère ! Petit exemple de son merveilleux shoot au Lumix :

Sur ce point là nous ne fumes pas déçus. Les zikos semblaient porter la silhouette vacillante de la jeune femme à chaque intro, qui se transformait un peu plus à chaque couplet. Extrême fragilité ? Timidité maladive ? Si vous voulez l'avis éclairé de La Rainette, c'est ici : www.larainette.blogspirit.com ! Delphine partage mon avis sur la noirceur du concert pendant lequel on avait bien envie de dire à tout le monde que ce n'était pas si grave !!!! Et que l'émotion mérite aussi un peu de légèreté.
J'ai pourtant trouvé sa voix magnifique, bien que les spectateurs dont les visages avant le concert laissaient penser qu'on avait affaire à des gens beaux et intelligents, se sont surtout révélés mous du genou, enfermés dans l'écoute religieuse de la chanteuse, comme si le moindre souffle aurait pu faire disparaître la jeune femme, tantôt ado tripotant sa robe et trépignant sur place, tantôt furie crachant son désespoir.
Un bémol pour l'absence de communication avec le public : A part quelques thank you, nous n'avons eu droit ni à un bonjour ni à un au revoir.
Un merveilleux concert à écouter les yeux fermés en somme. L'article du Parisien de ce matin était moins réservé !!!

11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





