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17.05.2006

Mayday-re

Extrait de Affaires de Sens
Chronologie des travaux de recherche poétique 2001

Quelque part en 2001
à Maïdi G.

Mayday-re

Au moins j’ai tes yeux pour me réapprendre à aimer
Même si je n’ai plus toute ma si jolie tête
D’alouette perchée.
Dis-moi mes songes et mes rivières perdues
Comptes moi les heures où mon sourire s’est tu.
J’ai tes mains pour consoler ma joue
Réapprendre à vivre et sauter à mon cou.
Dis-moi tes songes perdus et le goût de tes hanches
Inutiles.
Au moins j’ai tout cela dans ma tête
Tes yeux, tes seins, tes hanches,
Quand je t’écris de mes trop longues nuits blanches.

Laurent Alankin

Commentaires

Le manque prend souvent une forme physique, des yeux, un corps, pourtant est-ce la presence materielle qui nous manque le plus?

Ecrit par : Aude | 17.05.2006

C'est vrai, le corps est l'émissaire des sens. Il se présente en premier avant tout le reste, avant tout ce qui nous manque vraiment. Les impressions, les vibrations, les sensations de l'autre.

C'est amusant de revenir sur ces textes. J'écrivais ces poèmes comme on prend une photo, de manière instinctive. La variable temporelle fait évoluer le sens des textes. On a souvent eu le temps de vivre mille vies entre l'écriture et le moment où l'on édite ces quelques mots sortis du coeur.
J'ai toujours du mal avec le fait d'avoir été sincère à chaque moment d'écriture. Quel place cela peut il prendre cinq ou dix ans après ?

Ecrit par : Laurent | 18.05.2006