18.04.2006
CELLE QUI VA DROIT AU COEUR
Murmures et Fracas (1994-1995)
Extrait du Mouvement Secondé (Poésie Urbaine)
de la Période Préliminaire (Parole d'homme)
067. CELLE QUI VA DROIT AU COEUR. I.95
à Laetitia B.
Au bout de la chaussée
Ta silhouette se profile
Ombre passagère.
Le jour s'assomme
De ses bruits du jour
Puis fait place au soir
Amoureux du noir,
Quelques secondes
Encore et je serai à toi
Rire de ton sourire,
Prévenant et maladroit,
Tonitruant imbécile
Q'un rien démonte.
Rester immobile surtout
Pour se fondre dans le mouvement
Parasitaire qui nous sépare,
Et décaler l'instant
D'un pas ou deux,
Avant de me retrouver
Dans tes yeux pleins de surprise
Tout pleins de cet amour
Qui se dévoile enfin
Fugitif et troublant,
Avant de disparaître
Derrière le masque de la joie.
Trop-plein d'odeurs en moi
Qui se révèlent,
Rappels inattendus de paysages
De chair et de larmes
Bientôt dérobés.
Il reste sur le sol une trace
Volatile de nos pas
Emportée par nos songes
Et nos deux corps serrés
Qui se laissent deviner.
Laurent Alankin
10:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poèmes






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